Le Vendée Globe, une course autour du monde en passant par les trois caps

Le Vendée Globe, une course autour du monde, passant par les trois caps

Parcours du Vendée GlobeLa course du Vendée Globe illustre la simplicité de l’idée derrière cet événement majeur. Vous naviguez partout dans le monde d’ouest en est passant par les trois caps majeurs, ceux de bonne-espérance, de Leeuwin et le Horn. Il y a d’abord une longue glissade vers le bas de l’Atlantique, le périlleux voyage à travers l’océan Austral, avec tout d’abord l’océan Indien, puis l’océan Pacifique, le plus grand océan du monde. Enfin, il y a la montée vers le haut, l’Atlantique pour retourner aux Sables d’Olonne, qui marque le début et la fin de cette épreuve des mers. Jetons un coup d’œil à chacune des sections de cette course autour du monde…

Depuis le pot au noir à Sainte-Hélène, la stratégie entre en jeu ! À la limite sud de l’hémisphère Nord, la zone de convergence intertropicale, mieux connu sous le nom le pot au noir, est le cauchemar des skippers : vents erratiques, des orages violents, parfois des pluies torrentielles, passer par le pot au noir c’est un peu comme avoir un billet de loterie. En d’autres termes, les marins du Vendée Globe auront dépensé beaucoup de temps à se préparer pour cela avant de s’y rendre : étudier les cartes météorologiques, analyse en détail de chaque secteur. Une fois qu’ils ont passé l’Équateur, le puzzle n’aura toujours pas été résolu, car ils doivent trouver leur chemin autour de Sainte-Hélène, avant de tourner à l’est et ramasser les vents ce qui leur permettra de naviguer sous le vent vers l’océan Indien. L’île de Sainte-Hélène est située au cœur du golfe de Guinée. Il peut y rencontrer des vents légers jusqu’aux au large des côtes brésiliennes et argentines.départ du Vendée-Globe

L’océan Indien, la zone sombre

Voilà comment, Titouan Lamazou, le vainqueur du premier Vendée Globe, a surnommé ce désert immense entre le Cap de bonne-espérance et la Tasmanie au sud-est de l’Australie. La traversée de l’océan Indien signifie que les skippers plongeront vers le bas dans un autre monde. Faible lumière, eaux dangereuses, des vents violents, froid, un environnement froid et humide, pour quelques jours, dans lequel les marins du Vendée Globe se retrouvent complètement seul… Avec a l’avant de leur proue, plusieurs milliers de kilomètres au cours desquels ils devront faire un compromis entre le chemin le plus court, qui est loin au sud, tout en évitant la limite de la glace. Le changement est un choc et peut peser lourdement sur leurs sentiments. Une fois de plus, il s’agit d’obtenir le bon mélange : savoir comment naviguer rapidement sans pousser le bateau trop fort. Et surtout savoir comment survivre…

SAILING - PRE-VENDEE GLOBEL’océan Pacifique, vers le moyen de sortir !

Rejoindre le cap Horn prend environ vingt jours en moyenne. L’atmosphère change progressivement. Les marins disent que la houle est plus régulière et l’état des mers plus propre. Une fois qu’ils ont passé la ligne de Date internationale, le voyage de retour commence. Toutefois, la Vendée Globe jusqu’au Cap Horn a aussi son lot de dangers. Le premier est la présence d’icebergs. Il s’agit d’une vigilance stressante pour les skippers, qui bien que capable de détecter les plus gros icebergs sur le radar, ne peuvent pas repérer les petits blocs de glace à la dérive qui sont parfois à moins d’un mètre au-dessus de la surface de l’eau, mais qui peuvent peser de trente à quarante tonnes. Il existe un risque permanent de collision et des heures passées sur le pont, à essayer de détecter le danger sont nécéssaires.

Atlantique Sud, une montée difficile

N’oublions pas qu’un grand nombre de bateaux ont été contraints de se retirer de la Vendée Globe dans l’Atlantique Sud. Les bateaux ont vécu beaucoup de choses, la vigilance qui a été constante pendant plusieurs semaines commence à s’estomper. Qui plus est, l’Atlantique Sud peut offrir sa part de dangers pour ceux qui pensent qu’ils en ont finis avec lui. Les pamperos, les vents qui soufflent au large de l’Argentine, peuvent être exceptionnellement violents. Il est souvent difficile de régler les voiles face à ces vents violents, et cela augmente la fragilité des bateaux et des hommes. Puis, il y a le pot noir qu’il faut à nouveau traverser, même si de l’ouest, c’est statistiquement plus facile.

L’Atlantique Nord, la voie rapide

Progressivement, les skippers en solitaire dans le Vendée Globe font leur chemin dans le froid. C’est le temps de remettre les vêtements chauds et de commencer à compter les milles de l’arrivée. Il leur faut décider alors de savoir comment arriver aux Sables d’Olonne. Très souvent, il faut rechercher les vents d’ouest et naviguer directement vers le port de la côte ouest de la France. Peu à peu, les premiers signes de civilisation commencent à apparaître : ils tombent sur un navire de charge, quelques chalutiers sur le bord du plateau continental. Ensuite, ils ont un aperçu de quelques lumières sur la côte, les orientant vers l’arrivée, avant d’entrer dans l’entrée du port dans Les Sables d’Olonne…jan 2013 Vendee-Globe(20)

 

 

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